• Ecrit par Christian Labrande et Michel Follin
    Réal. : Michel Follin
    Collection "Musique et histoire"
    Prod. : 13 production/ Arte France
    Diffusion prévue sur Arte en 2011

    En composant la Symphonie fantastique, souvent qualifiée de première « Cathédrale sonore », Hector Berlioz donnait la preuve qu'il était un musicien d'une imagination démesurée qui agrandissait considérablement l'échelle de la musique et ouvrait des voies où allaient s'engouffrer tous les grands orchestrateurs futurs : de Bruckner à Gustav Mahler, de Chostakovitch à Messiaen. L'œuvre marquera également Pierre Boulez qui en signera une version magistrale.

    La Symphonie Fantastique n'est pas seulement un chef d'œuvre de la musique symphonique. C'est aussi l'œuvre manifeste du mouvement romantique, qui pose d'emblée la question du rapport entre l'artiste et la société. Si La Fantastique est le produit de son époque, elle a aussi contribué à la changer.
    C'est également la première œuvre musicale autobiographique, constituant pour la musique l'équivalent de ce que Chateaubriand, Delacroix et d'autres contemporains ont réalisé dans leurs domaines respectifs.

    Le caractère révolutionnaire de cette œuvre d'exception interdit de réaliser un film seulement historique et savant. Nous retracerons certes son histoire, intimement liée à la biographie du compositeur, nous évoquerons les différentes interprétations, récupérations et même détournements (par le cinéma par exemple) auxquelles elle a donné lieu.
    Mais au-delà, le film s'interrogera sur l'aura que le chef d'œuvre de Berlioz continue à exercer sur notre univers musical contemporain et d'une manière générale sur la création, dans un monde pour qui le romantisme ne semble plus qu'une référence lointaine.

     

  • Une maison perdue dans la campagne, un grand jardin plein d'herbes folles et de bestioles, un père, une mère, leurs 3 filles.

    Jour après jour, un à un, les voilà qui s'en vont, on ne sait où.
    Ils ne reviennent pas, pas même le chat, qui s'en va tout seul lui aussi.

    Restent les bestioles, enfin tranquilles...


    "Voici venu le règne du petit peuple de l'herbe et des feuillages"
    Proverbe hindouiste

    Les chats qui s'en vont tout seuls ? Un hymne à l'enfance et à la Nature.

     

    Réalisation Sandra Joxe, production Classifilms/Libris films
    20 minutes couleur HDV

  • Du 5 décembre 2009 au 13 juin 2010
    10 séances de Musique filmée


    Après l'hommage rendu, la saison dernière, à la Scala de Milan, l'auditorium du Louvre propose dans le cadre de l'année russe en France une programmation consacrée à l'opéra russe dans les grands théâtres qui l'ont illustré à son sommet, le Théâtre Bolchoï de Moscou et le Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg.

     

    Samedi 12 juin à 15h
    Le Vagabond enchanté de Rodion Chtchedrine

    En présence de Rodion Chtchedrine, Maïa Mikhaïlovna Plissetskaïa et Valery Gergiev (sous réserve)

    Opéra pour trois voix, choeur et orchestre
    Nouvelle production 2009

    Livret du compositeur d'après le roman de Nikolai Leskov Le Vagabond enchanté


    Mise en scène : Alexeï Stepanouk, décor : Alexander Orlov, costumes : Irina Cherednikova
    Orchestre, choeur et ballet du théâtre Mariinski
    Direction : Valery Gergiev
    Avec Sergei Aleksashkin (Ivan Severyanovich Flyagin, Conteur), Andrei Popov (Moine battu, Prince, Magnétiseur, Vieillard dans la forêt, Conteur), Kristina Kapustinskaya (Bohémienne Grusha, Conteur)
    Réal. : Andy Sommer.
    Prod. : Bel Air Media, 2010, 90 min.

     

    L'opéra sera précédé d'un extrait du ballet
    Le Petit Cheval bossu
    Orchestre du Bolchoï, dir. : Algis Zhuraitis
    Mise en scène : Zoya Tulubyeva, corps de ballet du Théâtre Bolchoï, chorégraphie : Alexander Rundunski
    Avec Maïa Plissetskaïa, Vladimir Vassiliev, Alexander Rundunski, Anna Scherbinina
    Prod. : Mosfilm, 1961, 20 min.

     

    Rodion Chtchedrine fait partie de la génération des compositeurs russes majeurs d'après-guerre dont les oeuvres sont trop méconnues en France, au même titre que Sofia Gubaïdulina et Alfred Schnittke. La musique de Chtchedrine s'inscrit dans la continuité de celles de Moussorgski et Chostakovitch.
    Son opéra Le Vagabond enchanté dont le Théâtre Mariinski présente en décembre 2009 une nouvelle
    production, est inspiré d'une nouvelle de Nikolai Leskov. On retrouve dans l'opéra des thèmes qui
    puisent aux mêmes sources que l'opéra du 19ème siècle, une terre russe traversée par le sacré et le
    merveilleux.
    Valery Gergiev qui voue à l'ensemble de l'oeuvre de Rodion Chtchedrine un intérêt tout particulier vient de réaliser un enregistrement audio du Vagabond enchanté.

     

    à 20h

    La Dame de pique de Pyotr Ilyich Tchaikovsky


    Mise en scène : Alexander Galibin
    Orchestre, choeur et ballet du théâtre Mariinski
    Direction : Valery Gergiev
    Avec Vladimir Galuzin, Milkhail Petrenko, Tatiana Borodina
    Réal. : Peter Maniura
    Prod. : Bel Air Media, 2006, 155 min.


    Dimanche 13 juin
    A 15h
    Boris Godounov
    de Modeste Moussorgski
    Orchestre, Chœur et ballet du théâtre Mariinski, dir. : Valery Gergiev
    Reprise de la production d'Andreï Tarkovski
    Avec Robert Lloyd, Olga Borodina, Alexei Steblianko, Sergei Leiferkus
    Réal. : Humphrey Burton, prod. : BBC, 1990, 221 min.

     

    Créée en 1983 à Covent-Garden, cette production est la seule incursion à l'opéra d'Andreï Tarkovski, cinéaste du mysticisme russe (Andreï Roublev), qui répondit favorablement à l'invitation de Claudio Abbado. Sa reprise, au Mariinski en 1990, est en quelque sorte « posthume », le cinéaste exilé à Paris ayant succombé à un cancer du poumon, en 1986.
    Le cinéaste sait comme nul autre donner corps au peuple et à sa piété: voyez ces choristes à genoux, portant des icônes, voyez ce peuple qui implore Boris en tendant vers lui ses mains dans un mouvement saisissant (acte 4, sc. 1). D'une remarquable beauté plastique, cette captation comprend plusieurs moments de grande théâtralité. Ainsi de ces immenses tapis blancs qui ornent l'appartement du tsar, où jouent les enfants comme perdus dans une immensité neigeuse. Lorsque Boris sera dévoré par le remords, il s'y enroulera comme on le ferait d'un linceul ou d'une camisole, puis la lumière, en se faisant rougissante, l'habillera d'un halo de sang. Habitué du rôle, Rober Lloyd campe un Boris habité par la crainte et le doute tandis qu'à chaque instant, Tarkovski le place sous le regard d'un enfant.

     


    En liaison avec l'exposition « Sainte Russie ».
    En partenariat avec le Théâtre Mariinsky.

    + Pour en savoir plus