• Dimanche 13 mai 2012, 15h30
    Diffusion sur ARTE

    Modest Moussorgski, Tableaux d’une exposition
     
    Les Tableaux d'une Exposition de Modest Moussorgski semblent une œuvre singulière sans prémices, sans postérité véritable ; c'est une oeuvre atypique,  miraculeuse, inclassable.  
    Elle fait partie depuis un demi-siècle des chefs-d'œuvre les plus joués de la littérature musicale, ici magistralement dévoilé dans la version pour piano. Or leur auteur fut avant tout un compositeur d'opéra (Boris Godounov, La Kovantchina, etc.) dont la seule autre œuvre instrumentale est la fameuse Nuit sur le Mont Chauve. Les Tableaux est une Suite pour piano de dix miniatures d'une durée d'environ trois minutes chacune, reliées par une pièce récurrente intitulée «  Promenade » qui figure le cheminement de Moussorgski durant la visite de l'exposition. Le compositeur écrit son œuvre au printemps 1874 en trois semaines, comme en un jaillissement irrépressible ; c'est  une forme totalement nouvelle, même si on peut en trouver de lointains échos dans des œuvres comme Le Carnaval ou Les Papillons de Schumann.
    S’appuyant sur une riche matière d’archives et des entretiens avec le musicologue et biographe Marcel Marnat, le pianiste et chef d’orchestre Vladimir Ashkenazy, le chef d’orchestre Leonard Slatkin, le violoniste et musicologue Mikhaïl Kazinik... le film raconte l’histoire des « Tableaux » et des différentes orchestrations dont elle a fait l’objet, en particulier celle somptueuse et ciselée de Ravel. Le documentaire évoque aussi  la vie de Moussorgski.
     
     
    Un bel exemple de la «  correspondance des arts » : le peintre inspire le musicien.
    Les circonstances mêmes de la composition sont uniques. Moussorgski est dans un profond état de dépression à la suite de la mort de son grand ami et confident le peintre et architecte Viktor Hartmann. Après avoir visité une exposition organisée quelques mois plus tard en l'honneur du défunt, Moussorgski écrit, dans la tradition des « tombeaux musicaux », une œuvre inspirée par celle de son ami disparu : une suite de croquis, maquettes, etc.
    Moussorgski et Hartmann étaient unis dans la passion du génie national russe.
    Chacune des pièces a sa propre couleur, d'une profonde originalité, qui croise souvent  des thèmes  du folklore. Le génie  dramatique du compositeur excelle à " peindre " en musique tour à tour le portrait inquiétant de Gnomus, celui de Baba Yaga la Sorcière, puis La Cabane sur des Pattes de poule, la Grande Porte de Kiev, etc.
     
    Réalisation : Iossif Pasternak (2012-52’)
    Coproduction : ARTE France, 13 Productions
  • dimanche 20 mai 2012, 16h15

    Diffusion sur ARTE

    Programme: Antonio Vivaldi: Le phénomène 4 saisons


    Les Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi est l'une des œuvres classiques la plus populaire.
    Et pourtant, elle conserve bien des mystères malgré des siècles de recherches musicologiques.
    Comment expliquer que parmi les quelques deux cents concertos écrits par le compositeur vénitien, Les Quatre Saisons aient sombré dans l'oubli durant près de deux siècles, pour finalement devenir l'une des locomotives de l'industrie naissante du microsillon et atteindre une immense notoriété ?
    C'est à la charnière de cette renommée et de ces zones d'ombre que se situe notre parcours à la recherche des Quatre Saisons, avec les éclairages des musiciens qui ont marqué son interprétation,  comme le chef d’orchestre et violoniste Fabio Biondi, la violoniste Amandine Beyer, les écrivains Marcel Marnat et Philippe Sollers, les musicologues Sylvie Mamy et Frédéric Delaméa…
    La musique elle-même n’est pas en reste, et l’on entend de larges extraits des Quatre Saisons, au travers de nombreuses archives, dont les interprétations de Nemanja Radulovic ou de Nigel Kennedy, les chorégraphies de Preljocaj ou de Roland Petit, et les grands airs chantés par Philippe Jaroussky ou Cecilia Bartoli.  Venise, la ville de Vivaldi, est également très présente dans le film, qui nous en offre quelques vues somptueuses.
     
    Réalisation : Philippe Béziat, Christian Labrande (France, 2012-52’)
    Coproduction : ARTE France, 13 Production
  • le 3 mai 2012 à 20h30 au festival Courts-Bouillon*

    le 31 mai 2012 à 20h lors de la projection des Films du Canal en salle 109 de l'Université Paris III-Sorbonne-Nouvelle 
    http://lesfilmsducanal.blogspot.fr/

    Court-métrage de 22 min.
    Avec Serge Riaboukine (Jacques)
    Réal. : Benjamin Untereiner
    Prod. : Classifilms / Les films du canal, 2010


    Jacques, chômeur et divorcé, vit dans un petit village de l'Eure, au bord de la Seine. Un soir, dans une barque abandonnée sur la rive, il trouve un pistolet, qu'il ramène chez lui.
    Le lendemain, il découvre qu'un meurtre a été commis, en amont du village...

    La Barque est l'histoire d'une solitude. Le hasard d'un fait divers qui se déroule presque sous ses yeux apparaît à Jacques comme sa dernière porte de sortie, une manière d'exister et de trouver une place dans la vie rangée de son petit village.
    La spécificité de ce film est qu'il ne s'agit ni d'un polar, ni d'une étude sociologique, mais du dévoilement progressif d'un monde intérieur.

     

     

    Classifilms

    Créée en 1991 par Christian Labrande, Classifilms est une société de production spécialisée dans la programmation de films sur la musique et le documentaire musical.
    Programmateur privilégié de l'Auditorium du Musée du Louvre, du Lincoln Center à New York, et de la fondation Gulbenkian à Lisbonne, Christian Labrande est également auteur et producteur de séries et documentaires sur la musique.
    Depuis deux ans, Classifilms produit également des courts métrages.
    Elsa Bouguen en assure la production.

     

    L'équipe


    Benjamin Untereiner - scénariste, réalisateur
    Diplômé d'un DEA d'Etudes Cinématographiques de l'Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, Benjamin Untereiner a notamment étudié le burlesque Keatonien chez Takeshi Kitano, et la question de l'adaptation littéraire chez Stanley Kubrick, tout en écrivant et réalisant plusieurs courts métrages dans le cadre de ses études.
    Il a commencé sa carrière comme rédacteur et scénariste dans l'association Savoir au Présent puis chez Classifilms comme scénariste consultant sur le documentaire Ivry Gitlis, le violon sans frontière, coproduit par Arte.
    Il travaille aujourd'hui à Paris 3 et au sein de l'association Les Films du Canal, dont il est l'un des co-fondateurs.

     

    Chloé Robert - chef opératrice image
    Diplômée de l'ESAV en Techniques de l'image, Chloé Robert a été Chef Opératrice sur deux longs métrages produits par Avalon, et sur plusieurs documentaires produits par Canal + et K Productions.
    Elle a également signé l'image de clips produits par Marvel Records et Universal.

     

    Amaury Lebouteux - chef opérateur son
    Diplômé de l'Institut International de l'image et du son, Amaury Lebouteux travaille comme chef opérateur sur des courts métrages (La grande muraille de Qin de Khalil CHERTI, court métrage en 35mm, 24/25 Production) et des documentaires (Mai 68 de Dominique BEAUX, 7ème Apache Films)

     

    Allende Quinton - régisseur général
    Régisseur général sur plusieurs courts et moyens métrages (13 Tzameti, Les Films de la Strada ;Hautement populaire, Les Films du Requin ; Le plat à gratin, La Luna production), il a également travaillé comme régisseur adjoint et assistant régie sur de nombreuses séries (Navarro, Avocats et associés) et longs métrages (La Californie, Marie-Antoinette)


    Louise Maurice - costumes
    Rebecca Tournon - maquillage
    Thomas Laporte - décors


    Distribution


    Serge Riaboukine - Jacques
    Acteur chez Olivier Assayas, Manuel Poirier, Pierre Salvadori ou encore Michael Haneke, Serge Riaboukine est un comédien dont l'éclectisme, l'indépendance et l'audace correspondent idéalement à l'esprit de La Barque. Son investissement dans le rôle de Jacques est un atout essentiel au projet.

     

    Michel Untereiner - Le Capitaine
    En plus d'être diplômé de l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique du Théâtre National de Strasbourg, et d'avoir travaillé avec Jean-Pierre Vincent et au sein de la Compagnie Jean-Louis Hourdin, Michel Untereiner est le père du réalisateur.
    Sa participation au film n'est donc pas une coïncidence !

     

    Françoise Lepoix - La patronne du bistrot
    Bernez Moal - Roland
    David Fischer - Le jeune gendarme
    Laurent Bariteau - Le deuxième gendarme
    Michel Feder - Le client du bistro
    Laurent Labrousse - Le deuxième client
    Mélanie Robier - Elodie Pratel


    * Accès Festival Courts-bouillon:

    Actuellement le boulevard mac Donald n'est accessible que de la Porte de la Villette direction Porte de Pantin  en raison des travaux du tramway. 

    Parking Cité des Sciences boulevard mac Donald. Gratuit avec une contremarque à prendre au bar de la Péniche. L’entrée du 59 Bd mac Donald se situe juste après l’entrée du parking Cité des Sciences. Suivre fléchage Cabaret Sauvage/Péniche Cinéma.

    A pied, à partir de la Porte de Pantin, prendre la direction du Zénith, le dépasser jusqu'au canal de l'Ourq, traverser le pont. La Péniche est à votre droite, juste en face du Cabaret Sauvage. 10' environ. 

    A pied, à partir de la Porte de la VIllette. Déconseillé car beaucoup de travaux en raison du tramway. Si toutefois vous y tenez en sortant du métro suivre les panneaux Cabaret Sauvage, dépasser le parking de la Cité des Sciences L’entrée du 59 Bd mac Donald se situe juste après l’entrée du parking Cité des Sciences. Suivre fléchage Cabaret Sauvage/Péniche Cinéma