• Clip&Clap

    Saison 2012-2013

    Auditorium du Louvre



    Partagée par les mélomanes, qu’ils soient

    rockers, wagnériens ou jazzophiles, la passion de la musique abolit les

    chapelles musicales. Appuyée par l’intervention d’acteurs du monde

    musical et de de créations des musiciens de l’ONJ, la musique à l’écran mélange les genres et

    dresse des ponts à travers les siècles. Débusquez les tubes de

    Beethoven et des Beatles, confrontez les jams sessions de Coleman

    Hawkins et d’Eminem, comparez la virtuosité d’un Monk à celle d’un hendrix...

     

    Une série de 4 séances, illustrées par des archives filmées, commentées par des professionnels du monde musical 

    et mises en musique par les créations inédites des musiciens de l'Orchestre National de Jazz.
    http://www.onj.org/



     

    Vendredi 16 novembre à 20h30

    Protest Songs

    Séance présentée par Edouard Fouré Caul-Futy et Clément Lebrun

     

    Quand la révolte inspire la musique

    Du Va, pensiero, chant des hébreux prisonniers à Babylone dans

    l’opéra de Verdi Nabucco, bissé par Riccardo Muti en protestation à

    la politique culturelle italienne, aux origines du rap avec The

    Revolution Will Not Be Televised de Gill Scott Heron ou les Last

    Poets, du blues au black power, de Fela Kuti à Public Enemy… les

    liaisons sont multiples entre la note et le cri de la révolte.

     

    Création musicale en live assurée par les musiciens de l’ONJ :
    Eve Risser, piano

    Antonin-Tri Hoang, sax/clarinettes

     



    Vendredi 14 décembre à 20h30
    La transe, l'extase musicale

    Présenté par Edouard Fouré Caul-Futy et Clément Lebrun
     

    De Beethov à Hendrix, du Boléroà l’électro, la musique vous met en transe


    Le derviche possédé par son rituel,le compositeur par sa création,
    l’interprète par sa partition, le jazzman par sonimprovisation, le danseur
    par sa giration,les voies qui mènent à la transe sontmultiples :
    de la Soul music à l’électro,de l’extase wagnérienne à la musique répétitive,
    des siècles de musique sont entrésen transe.
    Passage en revue de quelques avatars du phénomène.

     

    Création musicale en live assurée par les musiciens de l’ONJ :
    Sylvain Daniel, claviers

    Matthieu Metzger, saxophone

    Sylvain Bardiau, trompette et trombone

     

    Vendredi 1er mars à 20h30

    Les Doigts dans la prise, quand les machines composent

     

    Présenté par Christian Labrande et Stéphane Malfettes (http://www.laroutedurock.com/conferences-de-stephane-malfettes/)

    Avec une création de l’Orchestre National de Jazz 

     

    Au festival de folk de Newport, en 1965, Bob Dylan abandonne guitare sèche et harmonica pour prendre le virage électrique, au grand dam d’une partie de son public.

    Depuis l’Antiquité, les musiciens ont cherché des moyens de mécaniser la musique. L’entrée en jeu de la fée électricité a relancé cette recherche : de l’orchestrion, machine infernale composée de percussions, claviers, vibraphones et pianos commandés par une seule guitare au synthétiseur Moog en passant par le piano pneumatique.

     

    Création musicale en live assurée par les musiciens de l'ONJ:

    Vincent Lafont, claviers (fender rhodes)

    Joce Mienniel, flûtes

     

     


    Vendredi 5 avril à 20h30

    L’improvisation

     

    Dans tous les genres de musique, même dans le classique, l’improvisation est présente.  Qu’est-ce qui la caractérise et comment se manifeste-t-elle ? Omniprésente dans l’art baroque des luthistes et clavecinistes, ce sont les grands virtuoses Franz Liszt et Frédéric Chopin, improvisateurs géniaux, qui lui a ouvert les salons bourgeois. Mais avec le pouvoir sans partage de l’écrit dans la musique classique, l’improvisation va s’épanouir dans le jazz.

     

    Création musicale en live assurée par les musiciens de l'ONJ:

    Rémi Dumoulin, sax/clarinettes

     

    Pierre Perchaud, guitare

    Yoann Serra, batterie

     

  • Dimanche 13 mai 2012, 15h30
    Diffusion sur ARTE

    Modest Moussorgski, Tableaux d’une exposition
     
    Les Tableaux d'une Exposition de Modest Moussorgski semblent une œuvre singulière sans prémices, sans postérité véritable ; c'est une oeuvre atypique,  miraculeuse, inclassable.  
    Elle fait partie depuis un demi-siècle des chefs-d'œuvre les plus joués de la littérature musicale, ici magistralement dévoilé dans la version pour piano. Or leur auteur fut avant tout un compositeur d'opéra (Boris Godounov, La Kovantchina, etc.) dont la seule autre œuvre instrumentale est la fameuse Nuit sur le Mont Chauve. Les Tableaux est une Suite pour piano de dix miniatures d'une durée d'environ trois minutes chacune, reliées par une pièce récurrente intitulée «  Promenade » qui figure le cheminement de Moussorgski durant la visite de l'exposition. Le compositeur écrit son œuvre au printemps 1874 en trois semaines, comme en un jaillissement irrépressible ; c'est  une forme totalement nouvelle, même si on peut en trouver de lointains échos dans des œuvres comme Le Carnaval ou Les Papillons de Schumann.
    S’appuyant sur une riche matière d’archives et des entretiens avec le musicologue et biographe Marcel Marnat, le pianiste et chef d’orchestre Vladimir Ashkenazy, le chef d’orchestre Leonard Slatkin, le violoniste et musicologue Mikhaïl Kazinik... le film raconte l’histoire des « Tableaux » et des différentes orchestrations dont elle a fait l’objet, en particulier celle somptueuse et ciselée de Ravel. Le documentaire évoque aussi  la vie de Moussorgski.
     
     
    Un bel exemple de la «  correspondance des arts » : le peintre inspire le musicien.
    Les circonstances mêmes de la composition sont uniques. Moussorgski est dans un profond état de dépression à la suite de la mort de son grand ami et confident le peintre et architecte Viktor Hartmann. Après avoir visité une exposition organisée quelques mois plus tard en l'honneur du défunt, Moussorgski écrit, dans la tradition des « tombeaux musicaux », une œuvre inspirée par celle de son ami disparu : une suite de croquis, maquettes, etc.
    Moussorgski et Hartmann étaient unis dans la passion du génie national russe.
    Chacune des pièces a sa propre couleur, d'une profonde originalité, qui croise souvent  des thèmes  du folklore. Le génie  dramatique du compositeur excelle à " peindre " en musique tour à tour le portrait inquiétant de Gnomus, celui de Baba Yaga la Sorcière, puis La Cabane sur des Pattes de poule, la Grande Porte de Kiev, etc.
     
    Réalisation : Iossif Pasternak (2012-52’)
    Coproduction : ARTE France, 13 Productions
  • le 3 mai 2012 à 20h30 au festival Courts-Bouillon*

    le 31 mai 2012 à 20h lors de la projection des Films du Canal en salle 109 de l'Université Paris III-Sorbonne-Nouvelle 
    http://lesfilmsducanal.blogspot.fr/

     


    le 5 juillet 2012 à 20h30 puis à 22h en compétition du 35e festival de court métrage en plein air de Grenoble

    http://www.cinemathequedegrenoble.fr/edition-2012/les-courts-metrages-selectionnes

     

    Court-métrage de 28 min.
    Avec Serge Riaboukine (Jacques)
    Réal. : Benjamin Untereiner
    Prod. : Classifilms / Les films du canal, 2010


    Jacques, chômeur et divorcé, vit dans un petit village de l'Eure, au bord de la Seine. Un soir, dans une barque abandonnée sur la rive, il trouve un pistolet, qu'il ramène chez lui.
    Le lendemain, il découvre qu'un meurtre a été commis, en amont du village...

    La Barque est l'histoire d'une solitude. Le hasard d'un fait divers qui se déroule presque sous ses yeux apparaît à Jacques comme sa dernière porte de sortie, une manière d'exister et de trouver une place dans la vie rangée de son petit village.
    La spécificité de ce film est qu'il ne s'agit ni d'un polar, ni d'une étude sociologique, mais du dévoilement progressif d'un monde intérieur.